Jeu à la Maison de la Culture du Japon à Paris

 

Spirales : mouvements universels que l’on retrouve aussi bien dans la galaxie – macro cosmos, que dans l’ADN humain – micro cosmos.
Par la pratique de l’Aiki, nous aspirons à harmoniser le corps avec ces deux cosmos (infiniment grand et infiniment petit) par l’intermédiaire de nos spirales.

Bien sûr, notre exercice fondamental ‘‘Taisabaki’‘: les rotations gauche-droite, (extérieur, intérieur) sont des mouvements où ces spirales sont clairement visibles. Mais ce n’est en réalité qu’une première étape.
Dans notre dimension, sous la Gravité, si l’on parvient à se tenir debout correctement : bien relâché, avec le minimum de force musculaire engagée, érigé comme un squelette suspendu, alors on peut réaliser des circulations spirales d’énergie, de la terre vers le ciel.
La structure de notre corps est faite comme cela.
Lorsqu’on se déplace dans l’espace, ce flux énergétique ondule vers le bas puis vers le haut, créant ainsi la circulation verticale à chaque mouvement.
Ce sont les courants qui aspirent l’adversaire.
Nous générons des tourbillons dans deux directions opposées, par notre placement et notre déplacement.

Pour moi c’est la meilleure recherche des gestes plus simples, plus raisonnables et finalement plus naturels, et cela nous conduit à la découverte de notre corps comme micro cosmos.
Je ne considère pas cette discipline comme une technique de self-défense, malgré le fait qu’elle soit le cœur des arts martiaux japonais.

Masato Matsuura